24/05/2017

Réactions d'enseignants

Un système à revoir (Gauthier Vanhouwe, Dottignies), VA 21/12/2007

 

Qui ne connaît pas la grosse difficulté à passer du secondaire à l'université. Si on a été bien formé en secondaire, moins dure sera la transition dans le supérieur. Or, il n'est pas rare de trouver la configuration suivante qui permet un contournement des problèmes. À 18 ans: entrée en Bac 1 de droit (par exemple): cela ne marche pas! Entrée en Bac 1 de psycho: cela ne marche pas! On tombe alors dans... l'école supérieure non universitaire pour faire «instit». Ainsi, c'est à ce point qu'une profession peut-être remplie de rebut. C'est scandaleux. Et poursuivons. Diplôme d'instit en poche (ben, apparem­ment c'est plus facile...) retour à l'unif, mais cette fois, directe­ment en «master», ancienne­ment licence, car, dispensé des cours de bachelier - moyennant une clause de quelques cours et le paiement d'un minerval - via le diplôme «d'instit». Peut-on m'expliquer en quoi maintenant ils sont «bons» pour rester en faculté universitaire d'éducation ou de psycho alors qu'ils avaient échoué une, deux voire trois fois à l'entrée? Et on s'étonne que personne ne veut de l'enseignement! On va me dire: «oui mais, instit, on a mûri» Ceux de bac 1 à 3 sûre­ment pas, ce sont des « uter-mensch»? Mais svp, cessez de vous étonner!

 

H.Vsb., Le redoublement est prôné par les profs, SudPresse,  05/02/2003

 

Il y a plus qu’un fossé entre ce que le politique décrète et les aspirations des enseignants ...

 

Vie privée des profs en pâture : colère, LB 20/02/2003

 

Ceux-ci ont lancé mercredi une pétition contre la circulaire qui permet d’enquêter sur leur vie extra-professionnelle.

 

Rocour Vincent, 20 heures pour neutraliser, LB 29/11/2003

 

(Hughes Dumont) (professeur de droit constitutionnel aux facultés universitaires Saint-Louis)

« On porte atteinte au principe de l’égal accès de tous les Belges aux emplois publics. » (…)

« Ce qui est dit ici, c’est que ce qui est neutre est non-confessionnel. Cela me paraît une notion bien étroite de la neutralité. »

 

Frank M. (Waremme), Les théoriciens de salon, DH 28/06/2004

 

La majorité des professeurs partage l’opinion de Hervé Hasquin lors d’un débat télévisé à propos des psychopédagogues. « Régents, licenciés ou instituteurs, nous n’avons que faire de des pédagogies stériles et inapplicables, conçues par des théoriciens de salon, à cent lieues des contraintes d’une classe et de ses élèves . Alors oui, beaucoup de profs estiment que les psychopédagogues sont (en partie) responsables de la descente aux enfers de l’enseignement ! »

 

Le ‘cas’ pédagogique, LB 08/10/2004

 

Suivant une enquête réalisée auprès de professeurs représentant 15 des 23 départements pédagogiques des Hautes Ecoles, dont les résultats ont été présentés au cabinet de la ministre Simonet le 07/09/2004, une majorité (67 pc) des enseignants des écoles normales estime que les professeurs qui sont diplômés aujourd’hui sont moins bien préparés à leur métier qu’avant la réforme.

 

Gratus Adrien, Mme Arena, écoutez-moi !, LSM 14/05/2005

 

" Je lis tout ce qui se dit sur le contrat stratégique. je recueille les échos de vos visites dans les écoles. je vais centrer sur l'essentiel. Ce que vous n'avez pas encore compris ou que vous ne voulez pas entendre, Mme Arena, quand vous passez dans les écoles. En langage clair.

1) Si on mélange les bons élèves et les moins bons, il est exagéré de croire que cela profitera aux moins bons. Il est par contre certain que les bons élèves attein­dront un moins bon niveau.

Ce mélange est acceptable jusqu'à 12 ou 14 ans. Après, il faut que les bons pren­nent leur envol, pour former les élites qui nous soigneront, nous informeront, nous enseigneront, nous dirigeront... Avez­vous entendu le brouhaha des profes­seurs, l'autre jour, quand vous affirmiez l'inverse? Consultez 1000 enseignants du terrain avec cette question claire et non les « pédagogues » de l'université de Liège avec leur modèle finlandais.

2) Ne contrariez plus les enseignants avec les réformes. Encouragez-les, avec moins de petites et grosses classes, mais plus de classes moyennes, pour qu'ils ne tombent plus malades. pour que les moins bons enseignants aient à nouveau l'envie d'obtenir des résultats avec leurs élèves.

3) Budgétisez sur vingt ans un rafraîchis­sement des écoles.

4) Valorisez à 100 % les années d'expé­rience utile, pour les nouveaux ensei­gnants issus du privé ou du public (les Sabeniens donnant néerlandais par exemple), pour ne pas qu'ils soient payés à 57 % du traitement de leurs collègues du même âge.

5) j'aurais pu ajouter que la création de bons manuels scolaires est utile pour les enseignants moins brillants, ou comme support uniformisé pour des examens de passage qui seraient organisés par une sorte de jury central (en remplacement des commissions de recours).

6) Pour stimuler l'émulation, on pourrait, dans chaque école, attribuer aux 1 0 % des élèves ayant produit le plus bel effort à tout point de vue, une médaille d'or; aux 20 % suivants une médaille d'argent et aux 20 % suivants une médaille de bronze, une médaille en techniques ou en professionnelles, ayant autant de valeur qu'une dans le général ; puisqu'il s'agit pour chacun de chercher l'excellence dans ce qu'il choisit de faire... Mais j'ar­rête ici pour que mon message soit court et que vous le reteniez. Pourriez-vous reformuler les six points que je viens d'exposer ? »

 

Échec scolaire : la vraie question, LS 16/01/2007

 

L'échec scolaire est un déni de droit (par Jean-Pierre Coenen dans le débat du week-end en pa­ge Forum) appelle quelques ré­flexions :

1. Le décret-missions prend posi­tion contre l'échec scolaire; or, l'échec scolaire est une réalité. Donc, l'échec scolaire est illégal. Ce raisonnement superbe mériterait d'être étendu à la médecine, ce qui permettrait de déclarer illé­gales les maladies incurables.

2. Tout le monde est responsa­ble... sauf l'élève. Il n'est pas ques­tion de dédouaner le système, mais il faut rappeler que l'élève est inclus dans le système.

3. « Lutter contre l'échec scolaire est un devoir citoyen ! » Mis à part quelques brebis galeuses, les en­seignants ne font que ça à lon­gueur d'année scolaire. La vraie question est donc : « Comment se fait-il que leurs efforts n'aboutissent pas ? » La question est simple, la ré­ponse est certainement très com­plexe. À mon sens, elle n'a à ce jour jamais été vraiment posée.

 

J. F AULX

 

L'école malade des « théories fumeuses » ?, LS 22/01/2007

 

J'ai lu avec un énorme soulage­ment tous les articles et cour­riers récents du Soir ayant trait à l'enseignement : enfin on remet­tait les psycho-pédagogues en . chambre à leur place. Ce sont des purs esprits complètement dé- ' connectés du réel mais qui impo­sent leurs théories fumeuses au corps professoral, le déstabilisant et démolissant l'enseignement. Que  lis-je aujourd'hui (le 19.1, NDLR) ? L'opus de Mme la directrice honoraire Decorte...              

Il se fait que moi aussi j'ai 37 ans de carrière comme régent lit­téraire « honoraire » dans l'ensei­gnement technique. Ainsi donc « il faut écouter et respecter les élèves » : je n'ai jamais rien fait d'autre dans ma carrière en y ajoutant qu'il fallait aussi les ai­mer. Le problème est que mes élèves m'aimaient aussi mais m'écoutaient peu et parfois me manquaient de respect. Je n'ai ja­mais été « dépassé » et je maîtrise mieux qu'eux les nouvelles tech­niques. Quand je lis les termes « élève-acteur, élève-évaluateur, savoir-faire, savoir-être, coges­tion », je ré-entends « les autres » et je bondis sur mon clavier: Mme Decorte, déconnectée de l'enseignement comme de nom­breux directeurs, parle comme ses maîtres à penser les psycho­pédagogues. Non il ne faut pas de cogestion élèves-professeurs, mais il est temps d'en avoir une pédagogues-professeurs afin de construire ensemble des pro­grammes novateurs et applica­bles qui auront le mérite de faire progresser nos élèves et de nous donner une ligne directrice que nous serons à même de suivre.

 

JACQUES UBAGS

 

Prof temporaire = situation précaire !, DH 24/10/2007

De Stéphanie S., de Morlanwelz :

"J'aimerais attirer l'attention sur la si­tuation inadmissible des enseignants temporaires au sein de la Commu­nauté française. Nous vivons une si­tuation professionnelle précaire : un C4 tous les 30 juin, aucune certitude quant au nombre d'heures de cours d'une année à l'autre (nous pouvons passer d'un horaire complet à rien), certains doivent attendre la mi-octo­bre pour avoir du travail et se conten­ter du chômage en septembre, etc. En­suite, nous connaissons une situation pécuniaire des plus précaires : rémuné­ration moins importante en juillet et août que les profs nommés, un traite­ment qui n'est pas régulier puisqu'il dé­pend du nombre d'heures de cours et des périodes de chômage (forcé!); nous sommes souvent payés fin octo­bre pour le travail fourni en septembre, nous ne sommes pas payés fin décem­bre mais dans la première semaine du mois de janvier. En outre, cette année, M™ Arena a décidé de nous payer à partir du lundi 3 septembre, nous avons ainsi perdu quelque cent euros net parce que, par malchance, le 1" septembre tombait un samedi ! Sa­chez aussi que certains acceptent un travail bénévole en septembre : ils pro­fitent d'heures disponibles avant que les affectations ne soient définitives dans l'espoir d'être engagés mais si, début octobre, ces heures leur sont re­tirées, elles ne leur sont pas payées ! Bref, la Cocof organise un système iné-galitaire à l'égard de ses enseignants; pourtant, nous faisons tous le même travail, nous avons les mêmes diplô­mes et surtout nous avons les mêmes responsabilités financières à la fin du mois... Comment, dans de telles con­ditions, rendre notre profession at­trayante pour les jeunes diplômés ?"

 

ENSEIGNEMENT, CTR 02/11/2007

 

J'enseigne en Communauté française Ces huit dernières années, je n'a, compte que des classes tournant entre 28 et 32 élèves. A l'heure ou on est incapable de créer un gouvernement dans notre pavs j'ai du mal à croire qu'il ne vous a pas été possible dans votre sondage (Ciné-Télé-Revue n° 42) de trouver une seule personne satisfaite, sur les quatre témoignages publiés. Malgré les conditions de travail qui sont les miennes depuis dix ans, avec des corrections par-dessus la tête vu le nombre d'en­fants, j'enseigne avec cœur et conviction, pour le bien-être de ces jeunes et pour les préparer au mieux à leur avenir. Il serait temps qu'on arrête la mani­pulation médiatique. Mon mari est flamand, je suis wallonne, et nous essayons déjà d'apprendre les deux langues à nos deux enfants, si petits soient-ils. Dans la presse, on essaie de monter les communautés l'une contre l'autre. Tout cela est bien triste...

 

C.P., Hainaut

 

LES 1560 MINUTES DES INSTTTS, CTR 07/12/07

 

On utilise de plus en plus ce point du décret pour ajouter à l'horaire des instits des heures de remédia­tion ou d'adaptation à la langue, voire des surveillances ou autres. Il faut savoir qu'un enseignant du primaire est payé pour vingt-quatre périodes de cours (1200 minutes). Mais, avec ce plafond des 1560 minutes, les pouvoirs organisateurs peuvent, s'ils le désirent, gon­fler comme bon leur semble cet horaire. Il peut donc arriver qu'on demande à un instit de donner cours pendant l'heure du midi, pendant le cours de gym ou de néerlandais ! Si l'on ajoute à ceci les heures de pré­paration, les présences aux concertations, aux têtes d'école le samedi et les prestations en classe de dé­paysement, on arrive à une somme d'heures de béné­volat énorme ! Et qu'on ne nous dise plus qu'on a tant de vacances... qu'on a peine à payer ! Pour dénoncer cette injustice, soutenez-nous sur le site lapetition.be.

 

D.F., par e-mail.

 

in : LS 02/09/2008

Anne Van Haecht

Professeur de sociologie de l'éducation à l’ULB

PROPOS RECUEILLIS PAR WILLIAM BOURTON

« Le scolaire, on n'en veut plus... »

 

Vingt-six pour cent des rhétoriciens ne savent pas que le Congo fut une colonie bel­ge; 27% d'entre eux ignorent que les Noirs américains sont les descendants d'esclaves africains; 24 % seulement désignent la ma­chine à vapeur comme essentielle à l'essor du capitalisme au XIXe siècle... Tels sont quelques-uns des résultats - pour le moins inquié­tants ! - d'une vaste enquête réali­sée par l'Adep - Appel pour une école démocratique, auprès de trois mille rhétoriciens ( Le Soir de lundi). Comment l'expliquer ?

 

Ces résultats vous ont-ils éton­née ?

                                        

Je ne connais pas la méthodolo­gie de cette enquête - ni ses condi­tions exactes d'échantillonnage -mais ces résultats ne me paraissent pas étonnants. Ils ne m'étonnent pas parce que, dans la société qui est la nôtre, le rapport à l'historicité s'est horriblement affaibli. On parle beaucoup de « mémoire », mais ce rappel de la mémoire n'a rien à voir avec un apprentissage systémati­que des éléments historiques inter­prétés dans leur contexte global, avec les motifs des enchaîne­ments, etc.

En fait, le rappel à la mémoire qui est fait dans le quotidien aujour­d'hui, c'est de l'émotif. Ce n'est pas de la connaissance.

Les jeunes ne sont plus soumis à un enseignement de l'histoire qui leur permettrait de maîtriser ce qu'on appelle la « profondeur histo­rique ». Le problème est compliqué, car nous sommes face à une lame de fond, qui est celle du monde cul­turel actuel, où tout se produit et se vit dans l'instant. Ce que les jeunes voient via la télévision, internet, les jeux vidéo, etc., c'est de l'instanta­né, c'est du momentané. Ils ne sont donc plus amenés à pouvoir acqué­rir cette profondeur historique.

Mais comment l'école pourrait-el­le le faire ? Elle n'est pas suffisam­ment forte dans une compétition avec internet ou les jeux vidéo...

 

Est-on conscient de ce constat, parmi ceux qui rédigent les pro­grammes scolaires ?

 

Je ne sais pas : je ne participe pas moi-même à l'élaboration des pro­grammes. Ce qu'il y a de certain, c'est que, en termes de rédaction de programmes, on est face à une cer­taine confusion, et cela depuis de nombreuses années.

Après le décret ‘Missions (décret de la Communauté française de 1997 définissant les missions prio­ritaires de l'enseignement fonda­mental et de l'enseignement se­condaire et organisant les structu­res propres à les atteindre, NDLR), les Facultés universitaires Saint-Louis ont organisé une consulta­tion des enseignants, qui a bien mis en évidence que ceux-ci non seule­ment en avaient assez des « gou­rous pédagogiques» mais qu'ils étaient assez rebelles à ce qu'ils ap­pelaient le «jargon pédagogique » qu'on leur imposait et à des « socles de compétence » (compétences de bases devant être acquises par de­gré, NDLR), dont ils ne compre­naient guère ce qui se cachait der­rière. J'ajoute qu'il y a deux ans, dans un article, Marcel Crahay, le pédagogue qui a été le premier à soutenir les socles de compétence, a remis en question la pertinence de cette pédagogie des compéten­ces. Qu'est-ce que cela peut signifier pour les profs ?                        

Plus fondamentalement, les so­cles de compétences prônés par l'Aped sont des socles de compéten­ces «humanistes»: on n'apprend pas aux élèves que des éléments pu­rement instrumentaux ou des sa­voir-faire permettant de travailler, mais également des matières com­me l'histoire, la géographie, la phi­losophie, etc.

Mais d'autres en donnent une dé­finition purement technocratique, ou néolibérale si vous voulez, qui permet de faire passer l'idée qu'il faut « revenir à l'essentiel ».

En termes intellectuels, ce n'est évidemment pas quelque chose qu'il faut souhaiter...

 

On a pointé les lacunes en ma­tière historique, mais ce ne sont pas les seules. Ainsi, 28 % des rhétoriciens seulement sem­blent en mesure d'estimer de manière réaliste le rapport en­tre les revenus d'une famille très pauvre et ceux d'une fa­mille très riche.

 

Je crois que poser une question aussi précise, sur cet indicateur-là, n'est pas très pertinent. Les jeunes n'ont pas une appréhension correc­te de ce que sont ces différences fi­nancières.

En revanche, des recherches que nous avons menées au Centre de so­ciologie de l'éducation de l'ULB montrent que les jeunes possèdent ce que nous appelons une « cons­cience réflexive de classe ». Des élè­ves qui ont fréquenté un établisse­ment très sélectif savent très bien qui ils sont, où ils sont et ce qu'ils vont devenir. Et ils savent très bien qu'ils sont à des années-lumière d'autres élèves, d'établissements de relégation.

Et si vous prenez les élèves de ces écoles-là, eux aussi savent vous ex­primer, de manière simple, que leur condition à eux et leurs rêves sont radicalement différents.

 

Et le fait que 88 % des élèves ne savent pas ce qu'est le ré­chauffement climatique ?

 

Je vais vous répondre par un exemple. Ce week-end, à la télévi­sion, un documentaire a été diffusé pour apprendre aux jeunes quelles sortes d'animaux sont les chauves-souris. On y voyait une sorcière et un savant désigné comme « savant fou» qui dialoguaient et expli­quaient pourquoi il ne fallait pas avoir peur des chauves-souris, pour­quoi elles étaient utiles,.etc. Pour­quoi un brave «• instit » n'expliquait-il pas la chose de manière non ludique ? Outre l'instantanéité, un des gros problèmes pour l'enseigne­ment, c'est l'impératif du ludique: «À l'école, c'est bien connu, avant, on s'embêtait. Maintenant, il faut s'amuser ! » Le scolaire est « dégra­dé»; on n'en veut plus... Mais le «ludique» n'est pas la manière la plus adéquate pour faire passer des savoirs, comme les sciences naturel­les par exemple - cela dit par rap­port à votre question.

Maintenant, faut-il faire passer des savoirs ? Pour ma part, j'en suis convaincue. Et on est mal barrés en ce moment, c'est très clair !

 

In: AL 18/06/2009

Cédric

» La vie d'enseignant n'est pas facile. Les élèves ne sont pas motivés, les parents, de moins en moins. Ils soutiennent souvent, leurs enfants ou nous deman­dent carrément de les éduquer. Quant à la Direction, elle a trop peur de perdre des élèves. L'école est devenue un business et on nous demande souvent de garder certains perturbateurs jusqu'en fin d'année en nous promettant de ne pas les réins­crire, ce qui n'est pas toujours gagné. Quel beau métier!

 

23:00 Écrit par justitia&veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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